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Emballement médiatique : la pilule est-elle dure à avaler ?

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L’ atelier autour de l’emballement médiatique sur la question de la couverture journalistique des pilules de 3e et 4e génération a fait débat. Qu’en a pensé le public ?

Jean-Yves Nau s'est montré distant pendant tout le débat.

Jean-Yves Nau s’est montré distant pendant tout le débat.

« C’était un débat intéressant, cette remise en perspective du dossier des pilules de 3e et 4e génération. On a entendu à la fois des journalistes qui ont travaillé sur la question et des personnalités du domaine médical », déclare Jean-Marie Charon. Le sociologue des médias a ouvert la discussion en questionnant la compatibilité de certains domaines avec les règles de traitement médiatiques. Animé par la journaliste Anne Brucy, le débat commence par la prise de parole de chaque intervenant. Présentation, légitimité, les commentaires sont brefs et clairs et lancent timidement le sujet. Sept femmes et un seul homme, Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine, spatialement et idéologiquement distant.

Silencieux, le public clairsemé se compose essentiellement de journalistes et d’étudiants, mais aussi d’enseignants chercheurs. Parmi eux, Olivier Brumelot, délégué régional aux Antennes France Télévisions de Lorraine regrette entre autre, le non-développement de l’auto information et de l’auto médication. En effet, ce dernier estime que : « Les gens qui cherchent des renseignements et de l’information sur ces sujets vont déboucher sur des sites internet tels que Doctissimo ou bien le journal des femmes. C’est complexe d’évoquer des questions scientifiques et médicales auprès du grand public de manière accessible ».

Bien mené mais incomplet

« En tant que sociologue des médias, je trouve que le débat n’a pas pu échapper au fait que le sujet lui-même, c’est-à-dire le danger de la prise des pilules contraceptives, est devenu le sujet principal « , confie Jean-Marie Charon, perplexe. Ainsi, la modératrice Anne Brucy, sentant la discussion se développer autour de questions trop techniques, demande aux intervenants de clarifier leurs propos  » afin de se mettre à la place du public, qui n’est pas connaisseur comme les intervenants le sont « .

Pour Jean-Marie Charon, il y aurait eu la place et le temps pour polémiquer plus globalement sur le lien entre sciences, médecine et médias. « J’aurais eu l’envie d’élargir le sujet, de faire le lien avec les questions de santé et de traitement médiatique. Malheureusement, cela n’a pas été fait, car la contraception a trop monopolisé le débat » regrette-t-il.

Arrivé la fin du débat, Jean-Marie Charon conclut par un regret : « Nous n’avons pas vraiment travaillé en atelier, le public n’était pas vraiment actif. Peut-être du fait de la disposition ou du dispositif impressionnant des protagonistes reconnus. Cependant, j’ai la conviction que cette démarche de revenir sur des dossiers concrets comme ceux-là en discussion participe complètement à la formation et à la démarche citoyenne. Par ailleurs, j’espère que les étudiants, futurs journalistes, ont reçu suffisamment de clés pour pouvoir traiter le sujet plus en détails ». Premier jour des assises qui rime avec pertinence et sérieux, l’occasion pour les visiteurs d’avoir un aperçu positif de événement.

A lire aussi : Les médias ont-ils pêché par excès de sensationnalisme ?  et Pilule : un traitement trop émotionnel

Olivier Schneider et Marie Zinck

Les intervenants des Assises

 

Prezi Assises 2013

Pearltrees Assises 2013

7è édition des Assises Internationales du Journalisme et de l'In 

Assises 2013 en photos

#Assises2017

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