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Cette catégorie contient 7 articles

From « Traditional » Games to Digital Games (call for paper / conference)

 Call for papers

 International Conference

From « Traditional » Games to Digital Games

 26, 27 & 28 November 2014

By Stéphane GORIA & Sébastien GENVO

IUT Nancy Charlemagne, 2 TER BD Charlemagne, 54000 Nancy, France

University of Lorraine, CREM (Centre for Research on mediation)

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Soutenance d’une thèse sur l’écriture journalistique sous contrainte de Google

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Enquête sur l’usage journalistique des réseaux sociaux en Grande Bretagne

Une enquête conduite par Cision et la Canterbury Christ Church University, dans le même esprit que celle que nous avons réalisée en janvier 2012, conforte nos résultats, en montrant notamment la domination de Twitter comme le réseau social massivement approprié par les journalistes.

For 80% of UK journaliststhe most popular social media among UK journalists is Twitter

28% of UK journalists say that they would not be able to carry out their work without social media.

39% of respondents said that social media has improved their productivity.

UK journalists divide their time almost equally between professional (53.5%) and personal use of social media

Age is the most important demographic variable influencing social media use and attitude

Le rapport complet est ici : Social-Journalism-Study Cision 2012

Il est téléchargeable aussi sur le site de Cision.com : http://www.cision.com/uk/public-relations-white-papers/social-journalism-study-frm2012/

Hommage à Alain Joannès : penseur du journalisme numérique d’aujourd’hui et de demain

Alain Joannès hélas vient de disparaître, à l’âge  de 68 ans. Obsweb est triste car il a accompagné nos premiers pas, en enseignant dans la licence de webjournalisme de Metz, le Rich media et en participant aux 1ers Entretiens du webjournalisme  en 2010.

Par Arnaud Mercier

Alain Joannès faisant le pitre aux Entretiens du webjournalisme, décembre 2010

Il a toujours été un pionnier, créant des rédactions nouvelles, en radio ou à la télévision, et il était la preuve vivante (osons le terme) qu’on pouvait être plus en alerte sur le futur du métier, sur les nouvelles technologies qui bouleversent l’écriture journalistique que bien des jeunes « digital natives ».

Il avait commencé sa carrière ici, à Metz, au Républicain Lorrain, placé là par la volonté de son père, pour le « punir » de ces turpitudes coupables d’adolescent un peu rebelle, aimait-il à raconter. Il a appris sur le tas le métier, dès l’âge de 17 ans et a gravi les étapes du métier sous l’aile protectrice de Marguerite  Puhl-Demange, propriétaire du Républicain Lorrain. Il est passé après par France Inter et  France Culture puis fut de l’aventure du lancement de France Info, plus tard de LCI. Il fut aussi, pendant 35 années, un compagnon fidèle du Télégramme de Brest, devenu Télégramme (tout court) et surtout Télégramme.com (journal à l’esprit d’initiative et à la volonté d’être à la pointe des évolutions numériques en tout point similaires à la personnalité de leur éditorialiste). Un premier bref hommage lui est rendu sur leur site.

Le dernier apport précieux de ce journaliste de tous les instants à la profession, fut de se maintenir en éveil constant face  aux évolutions du métier et surtout de choisir de faire partager ses convictions (et elles étaient fortes et exigeantes !) Elles étaient souvent énoncées de façon rugueuse et sans concession. Le dernier papier posté sur son blog (journalistique), est une parfaite illustration de sa façon bien à lui de distribuer des coups de pied au cul de ses confrères : « En réalité, l’expression « C’est compliqué » signifie que la rédaction est globalement trop inculte et ses journalistes trop fainéants pour être en mesure de comprendre et d’expliquer le phénomène ainsi éludé ».

Il a animé très tôt des émissions grand public sur LCI consacrées au multimédia, il créa l’émission « le journal du web ».  Au milieu des années 1990, il est capable déjà de percevoir que des trucs bizarres, inconnus en France, faisant appel à des technologies peu diffusées méritent qu’on s’y attarde car ils auront sans doute de l’impact. Il s’abonna à l’époque à des fournisseurs d’accès disparus depuis longtemps désormais, il testa lui-même les débuts de l’Internet en France. Il poursuivit sa volonté de démocratisation du savoir réflexif sur ces nouveaux aspects du métier, par son activité de bloggeur : journalistique, donc, mais aussi hypermédia (son « Espace d’information et de réflexion sur les exploitations journalistiques du rich media »). Début 2012, il avait aussi repris son audioblog sonorismes.

Il a enseigné l’approche « rich media », il a écrit deux très utiles manuels chez CFPJ éditions en 2009 et 2010 (Communiquer en rich media. Structurer les contenus en optimisant textes, sons, images et liens  & Data journalisme. Bases de données et visualisation de l’information). Même si ce type d’ouvrage vieillit vite, au rythme des renouvellements constants des technologies Internet et du web, ils restent deux précieuses entrées en matière. Il a exposé sa conception de la formation des journalistes face aux défis de ces nouvelles technologies dans une contribution aux Cahiers du journalisme. Il y redit sa conviction profonde qu’il ne faut pas tomber dans la fascination technologique, mais que le journaliste contemporain ne peut s’abstraire de ce nouvel univers, surtout qu’il est saturé d’informations et donc qu’il faut plus encore qu’avant savoir trier, hiérarchiser. « Beaucoup de défis à relever d’urgence – comme, par exemple, la hiérarchisation et la contextualisation des informations – exigent une culture générale de plus en plus vaste et solide, à approfondir et à actualiser. Ces défis supposent une amélioration des méthodes de discernement, des techniques de collecte et de vérification ». Pas de querelle chez lui, donc, des anciens et des modernes, mais le rappel inlassable des exigences traditionnelles du journalisme avec de nouveaux outils facilitant son travail et permettant d’affronter les nouveaux défis informationnels lancés par l’existence d’Internet et des réseaux sociaux.  Il appelait donc aussi à ce que la profession reste vigilante pour éviter l’apparition « d’une industrie de l’information moins exigeante sur les qualifications de ses salariés que sur leur flexibilité fonctionnelle ».

Il a apporté également sa réflexion critique au devenir du métier de journaliste, dès 2007, dans Le journalisme à l’ère électronique. (Cf. compte rendu de lecture par Pierre Morelli). Il y dénonçait sans ménagement certaines turpitudes coupables de la profession comme « l’engourdissement corporatiste », les excès de connivence, et en appelait à une « reconfiguration du métier » faisant l’éloge de « la polyvalence » ou encore du « bricolage informationnel ».  Il y fait l’apologie de la nécessité pour le journaliste d’être toujours sen éveil, en alerte, prêt à percevoir dans le  réel où il s’immerge, toute étincelle d’inventivité, de créativité. Laissons lui la parole : «  L’épanouissement professionnel s’obtient en cultivant la réceptivité, qui fonctionne en amont de la curiosité et dans un univers beaucoup plus vaste. Etre réceptif, c’est être encore plus disponible intellectuellement que les touristes japonais qui ramenaient de leurs séjours en Occident des « rapports d’étonnement » à l’intention de leur entreprise » (où l’on voit que sa rigueur, et son ouverture d’esprit étaient toujours teintés d’une ironie et d’un sens de la dérision). Homme de principes et de conviction, il s’appliquait à lui-même, cet appel à la disponibilité d’esprit, à l’agilité d’esprit.

Pour notre réflexion sur l’avenir du métier et pour notre modeste contribution à la formation du futur des webjournalistes, la disparition d’Alain Joannès est une grande perte. Aujourd’hui je suis triste. Les 3e Entretiens du webjournalisme qui se tiendront à Metz les 29 & 30 novembre lui rendront hommage, d’une façon ou d’une autre. En attendant, je suis triste.

Arnaud Mercier

8 juin : séminaire sur « Identité et déontologie des journalistes »

En partenariat avec le RT Sociologie des médias de l’Association française de sociologie, Obsweb et le CREM organisent un séminaire sur le thème « Identité et déontologie des journalistes » le vendredi 8 juin 2012, 14h-17 h à Metz, Campus du Saulcy, UFR SHA.

  • Benoît Grevisse (Professeur, Université de Louvain) : « Déontologie journalistique, identités professionnelles et nouvelles technologies »
  • Arnaud Mercier (Professeur, Université de Lorraine ) : « Pratiques des journalistes français sur les réseaux sociaux »

Discutantes : Nathalie Pignard-Cheynel et Cégolène Frisque

Viré pour un tweet : ce que dit le « cas Salviac » des journalistes sur Twitter

Daniel Schneidermann, fidèle à sa posture de poil à gratter, souligne avec raison que l’éviction de Pierre Salviac pour beaufitude aggravée suite à un Tweet d’un goût douteux, est le « premier viré en Hollandie », et sans doute par la volonté courtisane de RTL de devancer les désirs du prince, plus que par intervention pressente du nouveau Président élu (qui a bien d’autres choses à faire en ce moment).

Il argue que Valérie Trierweiler, « revendique elle-même une liberté d’expression personnelle », qu’elle « va bénéficier d’un pouvoir d’influence, directe et indirecte, au moins égal à celui de Carla Bruni-Sarkozy », qu’elle « est désormais un des visages du Pouvoir ». Ce qui justifierait de ne prendre aucune sanction contre Pierre Salviac.

L’argument est un peu court, d’autant que son tweet insistant ses consœurs à « coucher utile », vise en fait bien des journalistes et pas seulement celle qui vient de devenir première dame de France. Et dans une profession qui se féminise de plus en plus, il s’engage sur une pente dangereuse car aucune de ses nombreuses consœurs ne peut apprécier une telle calomnie, mettant potentiellement en doute les qualités professionnelles de celles qui réussissent. Si RTL trouve que son image est associée négativement à de tels propos, c’est bien son droit de trouver une forme de sanction à l’encontre du fautif.

Mais au-delà, l’affaire est intéressante (et elle a eu des échos précédents aux Etats-Unis par exemple) car elle questionne la relation entre le nom d’un journaliste, son compte Twitter et sa rédaction d’une part, et les usages journalistiques de Twitter. Pierre Salviac a-t-il le droit de s’engager sur Twitter, sans que cela soit considéré comme engageant RTL ? Posé autrement : un journaliste doit-il être le seul être au monde à ne pas pouvoir avoir un compte sur un réseau social, car dès lors que son expression personnelle est publique, elle serait considérée nécessairement comme engageant l’image du média qui le salarie, par ailleurs ?

Et puis, la petite affaire Salviac met en lumière un des usages de Twitter par les journalistes (sur lequel Obsweb s’apprête à rendre public lundi des premières données d’enquête). Elle illustre la propension des journalistes sur Twitter à rentrer dans une logique de bataille de coqs à celui qui fera le meilleur mot d’esprit (bon OK ici c’est totalement raté). Twitter est assez souvent un terrain de jeu pour le concours de la petite blague, avec utilisation de cet espace pour se lâcher, s’autoriser à faire des commentaires qu’on ne pourrait tenir librement dans sa rédaction, son média, s’exprimer sans surmoi en somme. C’est bien la grandeur du journalisme d’être le fruit d’une délibération collective, le produit d’un processus collectif, où des décisions et des contrôles se font par une communauté de journalistes, un rédacteurs en chef, un secrétaire de rédaction, des confrères. Autant de gens qui peuvent amender un propos, aider à ciseler un argumentaire, empêcher un des leurs de sombrer dans une affirmation tendancieuse, indélicate, idiote, ordurière. L’usage de Twitter va à l’encontre de ce processus de contrôle collectif par les pairs, les dérapages sont donc plus nombreux. A la limite, on peut s’étonner juste que ce propos ait été plus relayé que d’autres tout aussi graveleux, douteux, mais qui ont n’ont donné lieu à aucune remontrance ou sanction.

Arnaud Mercier
Vient de publier Médias et opinion publique, CNRS Editions

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel se ridiculise

En deux décisions successives du 17 & 27 mai, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel vient de se ringardiser définitivement. Occupé à réaffirmer ses prérogatives, il vient d’offrir aux yeux du monde la preuve de son incapacité intellectuelle à comprendre le nouvel écosystème de l’information. A propos de l’affaire DSK, il a cru bon de rappeler à la prudence les chaînes de télévision françaises qui ont osé diffuser les images venues des Etats-Unis montrant cet auteur présumé d’un crime sexuel sortant menotté dans le dos, d’un commissariat. « Le Conseil rappelle en particulier que la loi du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d’innocence et les droits des victimes punit d’une amende la diffusion, sur tout support, d’une image faisant apparaître menottée ou entravée une personne, quelle qu’elle soit, qui n’a pas fait l’objet d’une condamnation ».

Le CSA ne s’est donc pas rendu compte que l’information s’est mondialisée. Comment imaginer une seule seconde que les chaînes françaises seraient les seules au monde à ne pas diffuser ces images, alors qu’elles sont accessibles en direct sur les chaînes satellitaires étrangères et sur l’Internet ? Loin de s’honorer de respecter une loi pensée pour la justice française, en ne diffusant pas ces images, les chaînes françaises passeraient pour celles qui protègent de façon douteuse et injustifiable l’image d’un homme politique français puissant.

Mais le CSA s’est surpassé ce 27 mai, le rappel à l’ordre sur les réseaux sociaux étant encore plus absurde. Avec un argumentaire qui honore les lois de l’hypocrisie, il ne voit pas malice à renvoyer les auditeurs ou téléspectateurs aux comptes sur réseaux sociaux des diffuseurs, à condition de ne pas citer de nom, « alors que le renvoi vers ces pages en nommant les réseaux sociaux concernés revêt un caractère publicitaire qui contrevient aux dispositions de l’article 9 du décret du 27 mars 1992 prohibant la publicité clandestine ». Le CSA a du rater que Facebook ou Twitter, notamment, ne sont plus depuis longtemps déjà des marques mais des médias à part entière qui diffusent chaque jour des millions de messages et qui sont utilisés comme instrument d’information et de dissémination par des millions de gens, de part le monde. Or ces réseaux ont un nom, comme les titres de presse auxquels les journalistes renvoient quand ils citent une source de publication d’une information nouvelle. Le CSA est grotesque et pathétique dans son argumentaire. L’information est mondialisée et sa régulation nationale aux petites frontières rabougries n’a plus beaucoup de sens. L’information se diffuse sur des réseaux sociaux et croire que ces entreprises ne sont que des marques là où elles sont devenues un phénomène social incontournable révèle une étroitesse de vue incompréhensible. On attend avec impatience les futures prises de position de cet organisme discrédité concernant la convergence télévision-Internet, il y aura sans doute de quoi rire ou pleurer.

Arnaud Mercier

 

Les intervenants des Assises

 

Prezi Assises 2013

Pearltrees Assises 2013

7è édition des Assises Internationales du Journalisme et de l'In 

Assises 2013 en photos

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