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Entretiens 2013 / Assises

Cette catégorie contient 65 articles

6e Baromètre de la tweet-campagne avec Semiocast & France Info

Voici les résultats complets de la tweet-campagne municipales cette semaine, avec France Info qui assure la cartographie.

Le live, la publication de contenus en temps réel

ScribbleLive est un outil très utile aux web journalistes. Il permet de créer un article sur le web et de l’enrichir en direct avec de l’écrit, des vidéos, des tweets ou encore des photos.

Très utilisé dans les pays anglophones, Scribble Live est encore peu connu en France.

Explications de Robin Minchom, de ScribbleLive.

Diaporama photos du débat des Assises sur santé et traitement médiatique

Retrouvez en photos, les intervenants de la table ronde des Entretiens de l’information sur Le traitement médiatique du scandale de la pilule de 3e ou 4 génération.

Le Monde, Mediapart, XXI ou InfoDuJour : lequel sera le journalisme de demain ?

Comment réinventer le journalisme ? Plutôt audacieux comme question. C’est pourtant celle que se sont posés les quatre invités de la soirée d’ouverture des Assises : Le Monde, XXI, Mediapart et InfoDuJour.

soiree assises

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Nicolas Becquet, « homme orchestre » du journalisme

Il a accompli l’exploit de faire une démonstration multimédia de journalisme multimédia.

En une heure, aux Assises du journalisme 2013, le journaliste belge Nicolas Becquet a présenté tous les outils et logiciels qu’un journaliste peut utiliser simplement pour faire des « reportages en mobilité ».
Retrouvez ici notre Storify.

Nicolas Becquet, journaliste multimédia.

Nicolas Becquet, journaliste multimédia.

Denis Robert : « le documentaire le plus compliqué que j’ai jamais eu à faire »

Le documentaire « Les nouveaux journalistes » de Denis Robert, Nina Robert et Gilles Cayatte est projeté au cinéma Caméo Ariel de Metz le jeudi 7 novembre à 17 h. Ce « 52 minutes » est la déclinaison d’un webdocumentaire sur les étudiants de la formation journalisme de Metz publié sur France 4. Le réalisateur revient sur cette expérience éprouvante.

Denis Robert, Réalisateur de Journaliste 2.0 et des Nouveaux journalistes aux Assises 2013

Denis Robert, Réalisateur de Journaliste 2.0 et des Nouveaux journalistes aux Assises 2013

Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser ce documentaire ?

J’avais proposé ce projet car j’étais présent lors de la création de cette formation de webjournaliste de Metz, en tant que parrain. Lorsque que les étudiants ont présenté leurs projets de webdocumentaires de fin d’année, j’ai trouvé que les débats étaient d’une très grande richesse. Je me suis dit : « si on se met en immersion dans une formation comme celle-ci, on peut raconter beaucoup de choses sur le journalisme à travers des portraits de jeunes gens qui découvrent cette profession ». C’est un film qui fait réfléchir sur le rôle et le sens du journalisme aujourd’hui car c’est une profession en perte de repère et en perte d’identité.

Comment s’est passée la fabrication du webdocumentaire ?

Ce fut une épreuve. Notre jeune société de production, Citizen Film, est une entreprise très fragile et nous n’avons eu que très peu d’argent pour faire ce webdocumentaire. Pour réaliser le site, nous avons décidé de faire appel à une agence locale, à Metz. Finalement, cette société a été incapable de le faire et a refusé de nous rembourser la somme de 16 000 €. Nous avons été victimes d’une escroquerie et depuis, nous les avons assignés en justice. Je suis en colère car ces gens-là sont sans foi ni loi, ils n’ont pas conscience du mal qu’ils nous ont fait. On s’est retrouvé à un mois de la diffusion avec tout l’argent du budget dépensé mais toujours sans développement. Heureusement, une autre agence de Metz a réussi a faire le travail d’une façon remarquable en seulement trois semaines. Ils nous ont sauvé la mise.

Combien de personnes ont vu votre documentaire sur France 4 ? Et le webdocumentaire ?

Je trouve que le film n’a pas été assez vu. Sa diffusion sur France 4 est un peu passée au second plan. À tord, parce que le film a eu un gros succès d’estime, on a reçu énormément de courriers positifs. Je sais qu’à France Télévisions, ils s’attendaient à une catastrophe et ils ont été agréablement surpris. Il faut dire que la promotion avait été absolument minimaliste.
Sur le webdocumentaire, les internautes sont restés connectés neuf minutes en moyenne. C’est étonnant et très satisfaisant car, en temps normal, la connexion moyenne sur un webdoc est de seulement trois minutes. D’ailleurs, il y a encore des connexions aujourd’hui. Je suis content que ce webdoc ait encore une vie quelques mois après sa mise en ligne car c’était le but recherché au départ.

Qu’attendez-vous de la diffusion du documentaire aux  Assises 2013 du journalisme?

Je suis content de montrer ce documentaire aux assises car ce fut un vrai et long travail, surtout pour Nina (ndlr: sa fille) qui a énormément bossé dessus, beaucoup plus que moi. C’est le documentaire le plus douloureux et le plus compliqué que j’ai jamais eu à faire. Je suis donc content d’être arrivé au bout même si, en fin de compte, ça ne ressemble pas tellement au film que j’avais imaginé. Si c’était à refaire, je ne sais pas si je me relancerais dans une aventure pareil: des concours de circonstances malheureux, des erreurs et des mauvaises interprétations dans toute la chaîne de fabrication du film. Au final, quand même, c’est une bonne série. Même la meilleure que j’ai vu jusqu’alors à la télévision sur le même sujet. On est très innovant car on est les seuls à en parler de cette manière. C’est à dire le webjournalisme, la formation des journalistes et l’avenir du journalisme, le tout en un.

Est-ce que ce documentaire pourrait inspirer la création de nouvelles formations de journalisme de ce genre ?

Même si ça n’a pas été fait pour ça, c’est un formidable outil pédagogique pour lancer une nouvelle formation de journaliste. Je pense que les étudiants en journalisme et leur professeurs ont dû beaucoup réfléchir après l’avoir vu.

Voir également :
Denis Robert : vers une nouvelle stratégie pour « Infodujour » ?

Montebourg, héros d’un serious game

Alors que le serious game est en questionnement dans la sphère médiatique, Obsweb tente d’y apporter une réponse avec une table ronde dédiée lors des Assises 2013. Xavier de la Vega et Shariz Bazin, deux auteurs de newsgames sont venus présenter leur nouvelle création. Il s’agit de « Be My Savior » qui traite des fermetures d’usines.

journal be my savior

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« Je travaille avec des hackers qui décryptent ce que je ne peux pas interpréter »

Pierre Alonso est un jeune journaliste. Passé par Owni, il est un observateur de la « cyber-guéguerre » qui se joue sur le web. Adepte des technologies de la surveillance et « hacktiviste », il intervenait aux Assises du journalisme sur la question d’une possible collaboration entre journalistes et hackers. Et il livre ses impressions à Obsweb.

Pierre Alonso-rencontre hackers journalistes/AM

Pierre Alonso est intervenu lors du débat sur la collaboration entre hackers et journalistes

Vos réactions à chaud sur la conférence « journalistes et hackers » sur laquelle vous étiez intervenant ?

J’ai beaucoup aimé, il y a eu plusieurs niveaux de discussions. On a parlé de sécurité de façon assez concrète. On a traversé toutes les couches du sujet même si il est clair que l’on pourrait en parler pendant des heures. Nous n’étions pas toujours d’accord car il y avait des personnalités bien différentes parmis les intervenants et c’est ce qui fait la force d’un débat.

Être « hacktiviste », qu’est-ce que c’est ? Pouvez vous définir le terme pour les néophytes ?

Il s’agit de la contraction du mot « hacker » et du mot « activiste ». Ce sont des gens qui mettent leurs compétences techniques au service d’une cause militante. Comme Wikileaks qui joue sur la transparence ou Telecomix qui lutte contre la censure.

Vous êtes intéressé par la « cyberguerre » et les technologies de surveillance. Depuis combien de temps et pourquoi avoir choisi ces domaines en particulier ?

C’est lié à mes études. J’ai étudié les conflits internationaux et j’avais pour ambition de traiter des questions relatives à cette thématique. Je me suis donc intéressé à ces conflits à travers le numérique.

Vous définiriez-vous plutôt comme un hacker ou comme un journaliste ?

Je ne suis pas un hacker, mais un journaliste. Je n’ai pas de compétences techniques suffisantes. Je travaille néanmoins avec des hackers qui décryptent des phénomènes que je ne sais pas interpréter par moi-même.

Quelle nécessité voyez-vous à la collaboration entre hackers et journalistes ?

Un premier point qui est directement lié à des rudiments de sécurité : qu’est ce qu’il est possible de faire sur internet ? Les hackers peuvent transmettre ces notions aux journalistes. J’ai vécu dans des pays soumis à la censure (en Iran notamment ndlr.) et il vaut mieux, par exemple, être anonyme que chiffré (crypté ndlr.) quand on envoie un mail, pour ne pas se mettre en danger.

Avez-vous déjà collaboré avec des hackers et, justement, qu’est ce que vous en avait retiré ?

Je collabore régulièrement avec des hackers, ce qui me permet de donner du sens à des informations que je ne comprends pas, ou même d’obtenir des informations aussi bien ouvertes que fermées. Ils apportent une expertise, de la même manière qu’un chercheur va aider dans la rédaction d’un article sur un thème précis.

Les récentes révélations de Snowden ou encore « l’affaire des fadettes » vous ont-elles marqué ? Ces affaires ont-elles amplifié l’intérêt des journalistes et des citoyens sur la question de la protection de ses données personnelles?

C’est un vrai problème. Après les révélations d’Edward Snowden, on est confrontés à un double discours : ceux qui disent n’avoir rien a cacher, et ceux qui disent  « oui de toute façon on le savait déjà ». On pouvait s’en douter, sauf que maintenant c’est documenté, on sait que grâce au programme PRISMla NSA a accès aux serveurs des géants du net. En tant que journaliste, j’ai trouvé bien venu de passer de la suspicion au fait authentique, de factualiser une question qui était en suspens.

Regrettez-vous le manque de réactions des citoyens après ses révélations ?

Je le constate plus que je ne le regrette. Nous sommes dans des Etats de droit où nous pouvons demander des comptes à nos élus. Pourtant, personne ne s’est emparé de ces questions. Globalement, le double discours illustre bien le manque d’intérêt sur le sujet. Mais cela va peut-être changer.

Pensez-vous qu’une réelle coopération entre journalistes et hackers va s’opérer dans l’avenir ?

Il y a déjà des initiatives encourageantes comme celle de RSF et ses ateliers numériques. Les révélations d’Edward Snowden vont peut-être activer une prise de conscience. Il serait intéressant que des professionnels interviennent dans les écoles de journalisme. Pour sensibiliser les étudiants et leur montrer la philosophie de base en matière de sécurité et de maniement d’outils. Mais pour le moment, des solutions sont accessibles sur internet pour apprendre à se protéger.

A voir : La carte de cyber-censure

Flavien Vaireaux

Drone journalisme et Réinventer le journalisme – Revivez les directs vidéo

Revivez les deux tables rondes « Démonstration/débat drone journalisme » et « 10 idées pour réinventer le journalisme ».

A lire aussi : Un drone, plusieurs usages et Piloter pour secourir

OTMédia : centraliser les publications pour prendre du recul

Marie-Luce Viaud présente OTMédia, un programme de recherche qui veut centraliser toutes les productions journalistiques françaises. Le but est de permettre aux rédactions de revenir sur leur travail et de pouvoir ainsi analyser la médiatisation d’un événement particulier à travers leurs propres écrits, vidéos et audios.


OTMédia existe depuis trois ans, mais ne devrait pas être accessible au public tout de suite, pour des questions de droit d’auteur.

        Loïc Blache

Les intervenants des Assises

 

Prezi Assises 2013

Pearltrees Assises 2013

7è édition des Assises Internationales du Journalisme et de l'In 

Assises 2013 en photos

#Assises2017

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